Le premier jour, j’ai vite appris les trois mots polis et courtois indispensables en toutes circonstances : iaorana : bonjour ; nana : au revoir ; mauruuru : merci (petit entraînement nécessaire pour bien l’avoir en bouche) Et deux autres incontournables : é : ouiaïta : none se prononce é - u se prononce ou - r est rrrrrrroulé - h aspiré
Mais après…. pas facile de se motiver pour apprendre le polynésien alors que le français est parlé et compris partout. Ce n’est pas l’usage que j’en aurais ailleurs qui incitait à l’effort. Mais à l’entendre parler et n’ayant pas une activité cérébrale intense à fournir, j’ai fini par capter et capturer quelques mots. Je dois avouer que les séances linguistiques au bar de Maupiti en compagnie des tanés du coin ont beaucoup fait progresser mon vocabulaire.
Allez jouer au scrabble en polynésien, pas facile !
L'alphabet tahitien ne comprend que 13 lettres : 5 voyelles : a, e, i, o, u 8 consonnes : f, h, m, n, p, r, t, v
Un soir après une discussion sévère sur la guerre - parler de la guerre face à un lagon, une bière à la main, ça vous a des airs décalés et irréels – j’ai suggéré le métissage du polynésien avec une langue qui agglutine les consonnes, le polonais par exemple, histoire d’équilibrer voyelles et consonnes. Oh la !, ça les a tous remis d’accord contre cette idée aussi sotte que grenue. Identité culturelle, patrimoine linguistique m’a t’on asséné sans ménagement… oui d’accord mais …. pour jouer au scrabble ce serait plus simple. ta'ata pâpa'i ve'a : journaliste ; ta'ta fa'i rata : facteur ;

